Recyclage : la chine refuse nos vieux plastiques

La chine, qui avait pris l’habitude de recycler nos vieux plastiques, vient de nous fermer la porte au nez ! Fini le recyclage dans les lointaines terres d’Asie, qui se démènent déjà avec ses propres déchets. Perturbations chez les industriels du recyclages en France !

La France se retrouve donc avec une montagne de plastiques usagés sur les bras…qu’il faut désormais recycler sur notre territoire. Pas de panique, on sait faire ! Les infrastructures sont là, sur le territoire européen… Néanmoins, les perturbations sont notoires, car l’engorgement menace. Plusieurs millions de tonnes de plastiques, notamment des films, attendent que les capacités industrielles disponibles se désengorgent.

Films agricoles : le recyclage perturbé

 C’est pour les films agricoles que le bât blesse le plus. Alors que cette filière avait réussi à organiser la collecte dans les fermes et un recyclage massif, la désorganisation guette. Car les plastiques agricoles étant les plus souillés, par la terre et l’eau se collant à leur surface, ils se voient désormais recalés à la dernière place par les industriels du recyclage, les plastiques les plus propres (qui ne partent plus en Chine) leur volant le passage.

Matériaux bio-inspirés

Plus que jamais, il faut trouver de nouvelles solutions pour parfaire le recyclage de ces films agricoles. Deux voies semblent s’imposer : parfaire le nettoyage des films agricoles après usage, dès l’exploitation agricole. Et poursuivre les travaux de recherche vers des matériaux bio-inspirés, c’est-à-dire conçus comme la nature peut le faire, multifonctionnels et constamment recyclables.

C’est un vrai défi qui s’ouvre pour le Comité des Plastiques Agricoles. Outil important en agriculture, le plastique sert de nombreux usages : protection des silos de maïs, enrubannage des balles de foin humides, diminution de consommation d’eau, d’intrants et d’énergie en maraichage, ou de la protection sanitaire ou météorologique en arboriculture… Ces multiples contributions à l’agriculture ne peuvent disparaitre du jour au lendemain. Il faut donc que la filière persévère dans son engagement environnemental global.

Volontariat chez les agriculteurs

Car depuis 2009, le CPA et sa commission APE (Agriculture, Plastiques et Environnement) sont parvenus, sur la base du volontariat, à 75 % des films collectés par les filières ADIVALOR et 98 %recyclés. Il ne faudrait pas que la fin du recyclage chinois enraie ce cercle vertueux.

Vos contenus toujours à jour !

Contactez-nous