Monin, les sirops pro qui ont conquis la planète

Monin, c’est le « saint des saints » des sirops de fruits. Le Graal des barmans en quête de haut de gamme ! Comment la petite entreprise, née à Bourges en 1912, est parvenue à s'offrir une solide stature internationale? Et à la conserver? En innovant, non stop...

Monin a su décrocher une reconnaissance internationale
Monin a su décrocher une reconnaissance internationale

Vous les avez déjà eus en bouche ? Les sirops Monin, liqueurs, mixfruits, sauces et nappages cassent la baraque ! Subtils, naturellement fruités, sucrés mais pas trop, ils emballent les papilles des barmans et cuisiniers, qui ne jurent que par ces produits haut de gamme pour créer coktails et desserts maison. Présents dans 145 pays, avec 145 parfums,  ces produits sont avant tout destinés aux professionnels du monde entier. Quelle est la recette du succes de cette entreprise française plus que centenaire et en pleine forme ?

Ingrédients de grande qualité

« Régle N°1 : ne travailler qu’avec des ingrédients de grande qualité ». Sur le stand Monin, au CFIA de Rennes, le responsable R&D, précise : « nous n’utilisons que du pur sucre de betterave, à 100% et pas de sirop de glucose. La conservation s’en trouve amélliorée et c’est un bien meilleur exhausteur de goût ». Même exigence de qualité avec les aromes et colorants : que des produits naturels et un travail très pointu avec des aromaticiens. L’entreprise s’impose, à l’international, la réglementation française en matière de sirop. « Nous n’y sommes pas contraints, mais c’est un gage de qualité pour nos clients du monde entier ».

 Innovation boissons

Régle N°2 : rester à l’écoute des clients, des professionnels du bar et de la patisserie. « Particularité, nous maintenons le contact avec des barmans responsables d’ innovation boissons et avec des importateurs exclusifs. Ce sont des partenaires fidèles, qui nous remontent les besoins nouveaux. Nous restons très proches du marché ». Cela nous pousse à sortir de parfums exceptionnels ou très particuliers,à trouver des parfums nouveaux et à en rénover certains ». Car les goûts évoluent et ne sont pas les mêmes, d’un bout de la planete à l’autre.

 Faire du local à l'étranger

S’implanter à l’étranger : c’est la troisième clé du succés de l’entreprise. Avec une usine en Floride et une autre en Malaisie, Monin n’a pas cherché à délocaliser pour  raison économique, mais à se rapprocher davantage encore de ses  diverses clientèles mondiales. « C’est en créant sur place, au cœur d’un pays,  que l’on comprend mieux la demande locale. Certains besoins nous auraient échappés en restant uniquement implanté en France. Les traditions culinaires, les fruits et plantes utilisés en gastronomie et boissons ne sont pas les mêmes d’un bout de la planète à l’autre. Une stratégie payante, qui permet à Monin de renouveler ses créations : « une demande en Asie, qui pourrait paraitre étonnante en Europe ou en Asie, va finalement cartonné et interessé un marché plus large que celui pour lequel il a été créé ».

Caprices de la nature

Néanmoins, la réussite stratégique et commerciale s’accompagne d’inévitables difficultés à surmonter à la production. « Certains produits, comme le sirop à la citronnelle, ne sont pas stable, il a fallu un gros travail de R ET D pour stabiliser le produit ». Autre écueil, lié aux caprices de la nature cette fois : l’homogénité des saveurs. « Quand on travaille uniquement avec des fruits et plantes naturels, ceux-ci peuvent varier, en gout et tonnage, d’une année sur l’autre, compte tenu des aléas climatiques qui frappent les productions agricoles et arboricoles ». Pas toujours facile de trouver le bon tonnage, les mêmes matières végétales de première qualité. « C’est notre longue expérience et proximité avec les lieux de production, qui nous sauvent, même s’il faut parfois jongler énormement pour trouver les tonnages  requis ». C’est à ce prix que l’entreprise atteint son but : « rester en haut de la pyramide ».

Le prix n'est pas un problème

Et le prix des produits, me direz-vous, cher forcément… Oui, bien sûr la qualité a un prix. Mais sommes-nous vraiment plus cher ? Prenez les sirops, par exemple, là où u barman utilisera 6 à 6 cl d’un sirop classique, 2cl de sirop Monin suffiront pour exaler un parfum intense… »

Vos contenus toujours à jour !

Contactez-nous