L'économie collaborative bouscule nos façons de consommer

L’économie collaborative, on y a tous gouté au moins une fois. Certains en sont très friands et piochent dans l’ensemble des secteurs où cette belle généreuse s’est développée. Notre rapport a la consommation est-il en train de changer?

crowdfunding
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Il ne se passe pas un jour sans qu’une nouvelle initiative collaborative émerge. Tous les domaines de la sphère économique seraient-ils touchés par l’économie collaborative ? Presque. En fait, cette réalité n’a pas attendu internet pour émerger.

L’explosion des initiatives collaboratives

Depuis la nuit des temps, les hommes et femmes échangent, troquent, s’entraident. Ce que le numérique a permis, c’est l’explosion des idées, des réseaux et de la diffusion de cette forme de forme d’économie. Un véritable feu d’artifice d’initiatives les plus diverses et qui n’a pas fini de faire des émules. Appuyée au départ sur ses deux piliers fondamentaux que sont la réduction des dépenses et le militantisme, l’économie collaborative gagne aujourd’hui le commun des mortels.

On accepte que l’usage remplace la possession

C’est parce que notre rapport à la consommation et à l’environnement change que nous nous tournons de plus en plus vers l’économie collaborative. Si aujourd’hui on accepte l’idée de l’usage d’un bien sans le posséder, ce n’était pas le cas il y a quelques décennies. On était fier alors, de faire état de ses achats et de ses biens. « Regarde ma nouvelle voiture / perceuse / poussette ». On ne se vantait pas quand on achetait d’occasion, au risque de passer pour un(e) fauché(e).

Aujourd’hui, on assume parfaitement de vivre sans voiture, de porter des vêtements d’occasion, d’emprunter une perceuse dans un réseau d’échange. Même le luxe se troque sans se cacher.

Sous la tutelle de l’économie collaborative, les domaines regroupés forment une riche nébuleuse. Parmi les secteurs principaux, il faut citer : la mobilité (covoiturage, échange ou partage de moyens de locomotion), le financement ou crowfunding, la formation (Mooc…), les services aux personnes (petites prestations domestiques). Et bien sûr l’hébergement, qui va de  l’accueil chez soi (appartements, maisons, fermes) à l’échange total de maisons.

Notre rapport à la consommation change

C’est la plateformisation des échanges qui a permis l’expansion et la banalisation de cette nouvelle économie collaborative. Elle dérape parfois vers une marchandisation. Mais sa contribution réelle est bien installée : elle modifie notre perception dans notre rapport aux autres et à la consommation. Et quand bien même son poids économique est encore modeste, elle soulève de belles initiatives humaines.

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