La Maif drague les start-up collaboratives

L'assureur mutualiste MAIF s'intéresse de très près aux start-up de l'économie collaborative, qu'il soutient via un fond d'investissement qui leur est spécialement dédié jusqu'en 2018. Pourquoi un tel engouement?

L'économie collaborative, une valeur fort pour un assureur mutualiste
L'économie collaborative, une valeur fort pour un assureur mutualiste

"L’économie collaborative n’est pas un feu de paille, mais une lame de fond qui va changer le modèle économique de notre société. Nous allons passer d’une économie de la propriété à une économie d’usage ». Dominique Mahé, président de la Maif, a profité de l’assemblée générale du groupe, en mai 2017, à Bordeaux, pour en rappeler les engagements. Car pour le responsable, cette nouvelle économie « va créer plus de lien social et correspond à nos valeurs".

Effectivement, les afficionados de cette économie de partage découvrent un jour ou l’autre le nom du groupe Maif, accroché à quelque initiative collaborative. Pour cet assureur mutualiste, qui emploie 7 000 salariés et pèse plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, prendre position dans le secteur de l’économie collaborative n’est pas neutre.

Un fond d’investissement pour les pépites

Très sollicités par les start-up de l’économie collaborative, la mutuelle ne retient pas tous les dossiers. Qui dit nouveaux clients dit de nouvelles formes de contrats d’assurance, dans des domaines parfois mal connus… C’est la raison pour laquelle l’assureur mutualiste a lancé depuis 2015 et jusqu’en 2018, un fonds d’investissement dédié aux pépites du secteur.

Apprendre des start-up

Une initiative qui se veut « gagant-gagant » : apprendre des start-up, pour concevoir de nouveaux services et contrats d’assurance ; et conquérir de nouveaux pans de clientèle. Les start-up sélectionnées par la Maif pour bénéficier d’un coup de pouce financier en profitent,elles, pour consolider leur activité, la développer et embaucher. Un bon deal.

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