Avec une « Marque employeur » fiable, on recrute et on fidélise mieux

Les temps changent. Ce ne sont plus les salariés qui s’épuisent à offrir leurs services, mais les entreprises qui peinent à recruter. Un vrai changement de situation, qui oblige les entreprises à rebattre les cartes de leur attractivité. Une solide « Marque Employeur » devient indispensable. Conseils d’experts réunis lors de la table ronde « Marque Employeur » organisée à la CCI par le CBC35 et animée par Apropos.

Les difficultés de recrutement sont devenues une problématique majeure pour certains territoires - le grand ouest en fait partie-. Et la pénurie de candidats touche de plus en plus de secteurs d’activités, tels que l’industrie, le bâtiment et le BTP, la santé, l’agriculture, certains services…

Face à cet enjeu, pas de fatalisme. Il convient de se retrousser les manches au sein des entreprises pour les rendre plus attractives. Avec quelles pratiques ? S’agit-il de construire cette fameuse « marque employeur ?

On ne comprend plus les jeunes

« On ne comprend plus les jeunes ». Marine Lejeune, spécialiste des questions marque employeur, au cabinet conseil Declic, entend souvent les recruteurs s’interroger de la sorte. Que recherchent les nouvelles générations, les talents ? Un bon salaire ne suffit pas ? Non, il ne suffit plus. La raison d’être de l’entreprise est désormais épluchée par les candidats, en quête de sens dans leur travail et donc plu regardant sur les engagements des entreprises.  « La marque employeur, c’est en quelque sorte le sens profond qu’une entreprise donne à ses activités. Ce doit est un fil rouge qui sous-tend toute l’activité de l’entreprise ». Il n’est surtout pas question de vernis, mais bien d’engagements, précis, énoncés, partagés.

Pour attirer avec une marque employeur faible, il faut se confronter à une vraie introspection, telle qu’on ne prend jamais le temps de le faire. Quelles sont les valeurs profondes de l’entreprise ? Ont-elles évolué ? Sont-elles flottantes, perçues par les collaborateurs ou non ? Quels engagements concrets avons-nous pris ?  Marine Lejeune insiste sur la sincérité qui doit présider ce temps de diagnostic : « nous aidons nos clients à se requestionner sur toutes leurs activités, leurs pratiques, et leur alignement avec les valeurs de l’entreprise ». Audit, stratégie, plan d’action : une marque employeur ne se travaille pas en un claquement de doigt. Un accompagnement s’avère indispensable et se travaille sur le long terme. Une entreprise volontaire prendra le temps de la réflexion, de l’échange et du partage avec les collaborateurs. C’est à ce prix qu’on recrute… et qu’on fidélise.

L’industrie fait son coming out

« Dans l’industrie, nous avons de gros soucis de recrutement, une mauvaise image. D’où les fortes actions engagées par l’UIMM pour travailler la marque employeur des entreprises du secteur ». Anaïg Even-Lelièvre, responsable de la communication UIMM35-56 rentre dans les détails : « nous avons engagé une première phase d’audit, pour identifier les points sur lesquels le monde de l’industrie est attendu ». Modernisation des outils, cadre de travail, organisation des ateliers, modes de management… tous les points sensibles ont été décortiqués. Les résultats sont variés : certaines entreprises industrielles recèlent des points tout à fait attractifs… mais ne les valorise pas ! D’autres auraient besoin d’accompagnement pour monter en compétence sur les points évoqués. Certaines sont prêtes à la remise en cause, d’autres moins… C’est en tout cas le prix à payer pour renouer avec l’attractivité. L’UIMM incite, appuie, accompagne. Et fait savoir…

Car une fois mis en place les éléments d’attractivité, il ne faut pas oublier de les rendre visible. « Dans notre cas, nous avons choisi de parler à travers de jeunes ambassadeurs, salariés dans l’industrie et fiers de leur métier. Rien de tel que des témoignages directs, dans les ateliers et postés sur YouTube, pour promouvoir les métiers de l’industrie sur YouTube

Pour mettre toutes les chances de son coté, quand on veut valider ou revisiter les pratiques sociales, managériales… de l’entreprise, rien de tel qu’un accompagnement tiers, de qualité. Comme il n’y a pas de solution miracle, et qu’il faut (re)construire sa propre marque employeurs avec son « arsenal » propre, mieux vaut avancer avec un cabinet, une agence, des experts spécialisés. Mathieu Cocaign, consultant de l’agence Cartésio en a l’habitude ; « les entreprises peuvent avoir du mal à faire leur introspection, lorsqu’il faut passer en revue le management, comme les locaux ou l’ambiance de travail… Nous allons physiquement chez os clients, pour observer, s’s’entretenir avec eux, faire le point, puis travailler sur l’histoire, les valeurs et challenges relevés par l’entreprise, les offres de rémunération et le package qui peut les entoure… On les pousse à réfléchir, dégager leur valeur ajoutée et les rasions pour lesquelles des candidats viendraient travailler chez eux plutôt que chez un concurrent ». Car de nos jours, les candidats regardent bien au-delà du salaire : équilibre vie pro-vie perso, télétravail, mode de prise de décision, état d’esprit du manager, ambiance dans les équipes… ». bien sûr, il faut garder les pieds sur terre : l’agence est là aussi pour rappeler à chaque partie que les exigences sont légitimes, tant qu’elles ne dépassent pas un seuil d’irréalité.

Une table ronde animée par Apropos

La table ronde réunissant ces témoignages et retours d’expérience aura réveillé le questionnement chez un certains nombre de participants, DRH, cadres ou managers. « Et chez-nous, où en sommes-nous ? »

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  • RENSEIGNEMENTS : Apropos-Valérie Dahm 06 89 04 06 27

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